Contrats de travail
Contrats du personnel recruté localement, rédigés en français et traduits en anglais.
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L'administration du personnel, c'est tout ce qui entoure la paie sans être un calcul : le registre, les absences, les congés, les documents de séjour, les options exercées, les archives. Dans une mission où les administrateurs changent au rythme des affectations, c'est aussi la mémoire du service.
L'administration du personnel d'une ambassade ou d'un consulat étranger en France recouvre la tenue des dossiers et du registre des salariés locaux, le suivi des absences, des arrêts et des congés, la vérification des titres de séjour et des autorisations de travail, le suivi des options de sécurité sociale et l'archivage des pièces. Elle alimente la paie et la protège : un bulletin n'est juste que si le dossier qui le porte l'est aussi.
Dans une entreprise, ce travail revient à un service des ressources humaines. Dans une mission, il repose souvent sur l'administrateur ou sur un agent de la chancellerie, qui s'en occupe entre deux dossiers consulaires et repartira à la fin de son affectation. Ce qui n'est pas écrit se perd à son départ : un changement d'administrateur mal préparé suffit à perdre la trace d'une option exercée ou d'un arrêt en cours. Nous tenons ce travail pour la mission, en lien étroit avec elle, et nous en gardons la trace dans un espace client que son successeur retrouvera intact.
Le registre unique du personnel recense, dans l'ordre des embauches, chaque salarié de l'établissement avec son emploi, sa qualification, ses dates d'entrée et de sortie, sa nationalité et, pour un travailleur étranger, le titre qui l'autorise à travailler. Pour une mission, nous y portons les salariés locaux qui relèvent du droit du travail français. La liste des agents envoyés et exemptés est tenue à part, pour la seule gestion interne, afin que personne ne confonde les deux populations. La nationalité et la résidence y ont un poids particulier : ce sont elles qui décident de l'exemption au titre des conventions de Vienne. Les catégories en cause sont décrites sur la page catégories de personnel.
Le détail
Un arrêt maladie entraîne un signalement en DSN, pour que l'assurance maladie calcule les indemnités journalières, une retenue ou un maintien de salaire sur le bulletin, puis le suivi de la reprise. Nous recevons l'arrêt de la mission, faisons le signalement et préparons la paie en conséquence. Pour un arrêt long ou répété, nous prévenons la mission des étapes à venir, notamment la visite de reprise, dont le cadre reste à clarifier pour un État employeur.
Le salarié local acquiert 2,5 jours ouvrables par mois, soit 30 jours ouvrables par an. Nous tenons les compteurs, portons les congés pris sur le bulletin et calculons l'indemnité selon la méthode la plus favorable au salarié. Une mission peut fermer pour la fête nationale de son État et suivre un calendrier de jours fériés différent du calendrier français : nous vérifions comment ces jours sont traités, pour qu'ils ne soient pas retirés des congés sans accord.
Le titre de séjour spécial délivré par le Protocole atteste le statut de son titulaire, mais il ne vaut pas autorisation de travail. Un salarié local étranger doit donc disposer d'un titre qui l'autorise à travailler en France, et nous suivons sa date d'expiration pour prévenir la mission à temps. Pour les conjoints de membres de missions, l'accès à l'emploi dépend d'un accord bilatéral. Voir le titre de séjour spécial.
Quand une convention bilatérale ouvre un droit d'option, le délai court souvent dès le début de l'emploi : 3 mois pour la convention franco-marocaine, 6 mois pour la franco-turque. Nous notons à l'embauche si le salarié peut opter et préparons l'information écrite que la mission lui remet ; le choix lui appartient. Nous conservons ensuite sa demande, le certificat reçu et la date d'effet. Une option non documentée ne se défend pas lors d'un contrôle.
Le suivi médical des salariés d'une mission n'est traité par aucun texte que nous ayons lu, et l'adhésion d'un État à un service de santé au travail reste une question ouverte. Nous gardons pour chaque salarié la trace des visites effectuées. Pour les postes exposés, chauffeur, agent d'entretien, cuisinier de la résidence, nous recommandons à la mission d'organiser un suivi réel, en demandant par écrit la position de l'organisme.
Déroulement
À l'embauche, nous ouvrons le dossier : pièce d'identité, titre de séjour ou autorisation de travail, numéro de sécurité sociale, contrat signé, coordonnées bancaires, situation au regard des conventions. Nous inscrivons le salarié au registre et préparons la déclaration d'embauche. La liste des pièces manquantes part le jour même vers la mission, avec la date à laquelle il nous les faut.
Chaque mois, absences, congés et changements de situation remontent avec les variables de paie. Un mariage, un déménagement, une naturalisation comptent : un salarié étranger qui acquiert la nationalité française, ou un agent qui devient résident permanent, peut changer de régime. Nous posons la question à chaque changement signalé, et nous inscrivons la réponse au dossier du salarié.
Attestation d'emploi pour une banque ou un bailleur, attestation de salaire pour l'assurance maladie quand la DSN ne suffit pas, duplicata de bulletin : nous préparons ces pièces à la demande de la mission, qui les signe. Les demandes des salariés passent par la mission, qui reste leur employeur et leur interlocuteur. Chaque pièce délivrée est archivée avec sa date.
À la sortie, nous clôturons le dossier : solde de tout compte, certificat de travail, attestation employeur transmise à France Travail par la DSN, sortie du registre. Le dossier ne disparaît pas pour autant : il est archivé, prêt à servir le jour où l'ancien salarié demandera, parfois vingt ans après, la preuve de ses années de travail.
L'archivage du personnel d'une mission sert à une chose précise : pouvoir prouver, des années plus tard, ce qui a été payé et déclaré. Le salarié qui liquide sa retraite, l'organisme qui contrôle, l'avocat qui prépare un dossier demandent tous des pièces que plus personne, à la mission, ne sait où chercher.
Contrats et avenants, bulletins, DSN et comptes rendus, demandes et certificats d'option, échanges écrits avec les organismes, correspondance sur les questions ouvertes (impôt, santé, taxes), copies des pièces d'identité et des titres de séjour pour la durée où elles sont utiles. Tout est rangé par salarié et par année dans l'espace client, avec les droits d'accès que la mission fixe. Les durées de conservation varient selon les documents ; en cas de doute, nous retenons la plus longue, et les bulletins restent disponibles aussi longtemps qu'un salarié peut en avoir besoin pour sa retraite.
Un salarié qui découvre des trous dans son relevé de carrière peut demander la régularisation de cotisations arriérées au régime de base. La circulaire de la CNAV du 13 janvier 2017 exige des preuves : bulletins de paie, ou attestations ayant date certaine établies pendant la période ou peu après ; à titre exceptionnel, une déclaration sur l'honneur appuyée par deux témoins. Une mission qui a gardé ses bulletins aide son ancien salarié en quelques jours. Celle qui ne les a plus le renvoie vers une procédure longue et incertaine, et s'expose à sa réclamation. Voir défaut d'affiliation découvert à la retraite.
Le Protocole du ministère de l'Europe et des affaires étrangères est l'interlocuteur de la mission, pas le nôtre. C'est à lui que la mission s'adresse pour les titres de séjour spéciaux de ses membres et, lorsqu'un diplomate emploie du personnel de maison, pour l'engagement écrit et le contrat exigés avant la délivrance du titre. Les demandes d'autorisation de travail des conjoints passent aussi par la mission, qui les transmet au ministère. Notre rôle est de préparer les pièces sociales que ces démarches demandent : contrat conforme, attestation d'emploi, bulletins, justificatif de l'assurance santé payée par l'employeur d'un employé de maison. La référence reste le guide du Protocole « Les privilèges et immunités diplomatiques et consulaires », dans sa version de septembre 2025, accessible depuis diplomatie.gouv.fr. Pour les employés de maison, voir paie du personnel de maison.
Questions fréquentes
Le registre unique du personnel est une obligation de tout employeur, pour chaque établissement, et le personnel local d'une mission relève du code du travail comme socle. Nous le tenons donc pour les salariés locaux, avec les mentions prévues : identité, nationalité, emploi, qualification, dates d'entrée et de sortie, type de contrat et, pour les salariés étrangers, le titre qui les autorise à travailler. C'est un document simple à tenir quand il l'est dès le départ, et pénible à reconstituer après coup.
Comme celui de tout salarié du régime général. Le salarié transmet son arrêt à l'assurance maladie et en informe la mission ; le signalement d'arrêt part en DSN pour que les indemnités journalières soient calculées. Sur le bulletin, la mission retient l'absence, applique le maintien de salaire prévu par le code du travail lorsque ses conditions sont remplies, et décide si elle pratique la subrogation. Ce choix doit être le même pour tous et figurer par écrit : c'est la première question d'un salarié arrêté.
Rien ne change pour le salarié, et c'est tout l'intérêt d'une administration externalisée. Le dossier est dans l'espace client avec son historique : contrat et avenants, options, arrêts, congés, échanges avec les organismes. Au départ de l'administrateur, nous retirons ses accès à la date indiquée par la mission et ouvrons ceux de son successeur. Nous proposons au nouvel arrivant un point sur les dossiers en cours, les échéances des titres de séjour et les questions encore ouvertes auprès des organismes.
Un jour où la mission est fermée par sa décision, pour une fête nationale de l'État d'envoi par exemple, n'est pas un jour de congé payé posé par le salarié : il ne se décompte pas de ses droits sans accord. Selon les missions, ces jours s'ajoutent aux jours fériés français ou en remplacent certains, suivant une pratique rarement écrite. Nous aidons la mission à la fixer dans une note de service ou dans les contrats, pour que les compteurs de congés restent justes et que personne ne soit surpris.
Pour aller plus loin
Contrats du personnel recruté localement, rédigés en français et traduits en anglais.
Voir la pageSolde de tout compte, certificat de travail, attestation France Travail, portabilité.
Voir la pageAu-delà du bulletin : contrats, absences, ruptures, relations avec les organismes.
Voir la pagePremier contact
Dites-nous qui tient aujourd'hui les dossiers du personnel local et ce qu'ils contiennent. Nous vous proposons une reprise ordonnée, sans interrompre la paie.