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Saint-Marin · personnel local en France

Le personnel local de la mission de Saint-Marin en France et la convention de 1949

La convention de 1949 entre la France et Saint-Marin reprend la formule monégasque : régime du lieu de travail, option pour les nationaux non établis. Mais le texte publié ne dit ni dans quel délai ni sous quelle forme cette option s'exerce.

En règle générale, oui : la convention franco-saint-marinaise du 12 juillet 1949 soumet les salariés des postes diplomatiques et consulaires, quelle que soit leur nationalité, à la législation du pays où ils travaillent, donc à la sécurité sociale française pour la mission de Saint-Marin en France. Un ressortissant saint-marinais qui n'est pas fixé définitivement en France peut toutefois opter pour la législation de son pays d'origine.

Le texte a plus de soixante-quinze ans. Il est entré en vigueur le 1er janvier 1951, a été complété par un protocole spécial du 29 novembre 1951 et par un échange de lettres du 21 mai 1965. Sa rédaction de l'article 4 est presque identique à celle de la convention franco-monégasque de 1952 : même règle, même option, même condition d'établissement.

La différence tient à ce qui manque. Pour Monaco, un arrangement administratif fixe un délai de six mois. Pour Saint-Marin, le document publié par le CLEISS ne contient ni délai, ni forme, ni date de prise d'effet de l'option. Un arrangement administratif existe peut-être ailleurs ; nous ne l'avons pas lu, et nous ne lui prêtons donc aucun contenu.

La mission de Saint-Marin en France est de petite taille, et notre relevé ne mentionne aucun poste consulaire de carrière saint-marinais dans les régions. Les situations concrètes sont peu nombreuses mais pas simples. Une secrétaire saint-marinaise venue pour trois ans peut prétendre à l'option. Un traducteur italien résidant à Paris ne le peut pas, faute d'avoir la nationalité du pays représenté. Une employée française relève du régime général sans discussion.

En bref
Texte applicableConvention générale du 12 juillet 1949, en vigueur le 1er janvier 1951 ; protocole spécial du 29 novembre 1951 ; échange de lettres du 21 mai 1965
Article sur les missionsArticle 4 ; agents diplomatiques et consulaires de carrière et fonctionnaires du cadre des chancelleries exceptés
Personnel recruté localementLégislation du lieu de travail, quelle que soit la nationalité
Droit d'optionPour les Saint-Marinais qui ne sont pas « fixés définitivement » en France
Délai et formeNon trouvés dans le texte publié par le CLEISS ; un éventuel arrangement administratif n'a pas été lu
Domestiques privésVisés par l'article 4 (service personnel des agents)
SourceCLEISS, texte de la convention

Lecture des textes publiés par le CLEISS et des sources officielles, à jour au 10 septembre 2026. Une option ne se décide jamais sur la foi d'un résumé : nous vérifions le texte et la position de l'organisme avant toute démarche.

L'article 4, mot pour mot

Le paragraphe 1 applique la règle du lieu de travail « aux travailleurs salariés ou assimilés, quelle que soit leur nationalité, occupés dans les postes diplomatiques ou consulaires français ou sanmarinais ou qui sont au service personnel d'agents de ces postes ». Il précise : « Sont exceptés de l'application du présent article les agents diplomatiques et consulaires de carrière, ainsi que les fonctionnaires appartenant au cadre des chancelleries ».

« Les travailleurs salariés ou assimilés qui appartiennent à la nationalité du pays représenté par le poste diplomatique ou consulaire et qui ne sont pas fixés définitivement dans le pays où ils sont occupés, peuvent opter entre l'application de la législation du pays de leur lieu de travail et celle de la législation de leur pays d'origine. »

Une option sans mode d'emploi publié

Faute de délai écrit, deux erreurs guettent. La première consiste à tenir l'option pour ouverte indéfiniment et à basculer un salarié vers le régime saint-marinais au bout de plusieurs années, avec effet sur le passé. La seconde consiste à la croire perdue parce qu'un délai de six mois s'applique à Monaco. Aucune des deux lectures n'est fondée sur un texte lu.

Notre méthode : le choix du salarié est recueilli par écrit dès l'embauche, daté, et adressé à l'organisme français avec une demande de confirmation. Tant que la réponse n'est pas revenue, la paie reste au régime français. C'est la position la plus sûre pour le salarié, qui garde ses droits, et pour la mission, qui ne crée pas d'arriérés.

La notion de « fixé définitivement »

Le texte ne la définit pas dans les passages lus. Nous rassemblons les faits (date d'arrivée en France, durée prévue de la mission, résidence de la famille) et nous les joignons à la demande de confirmation.

Paie courante et personnel de maison

Pour tout salarié au régime français, la mission déclare en DSN, cotise au régime général et à l'assurance chômage, obligatoire depuis le 1er avril 2020 pour les salariés d'ambassades soumis au régime français. La retraite complémentaire AGIRC-ARRCO passe par une adhésion de la mission pour l'ensemble de ce personnel, sans validation des années antérieures (notre fiche). L'employé de maison d'un agent saint-marinais entre dans l'article 4 : même règle, même option s'il est saint-marinais et non établi.

Questions fréquentes

Vos questions sur le personnel local : Saint-Marin

Dans quel délai un salarié saint-marinais doit-il opter ?

Le texte de la convention publié par le CLEISS ne fixe aucun délai, et nous n'y avons trouvé aucun arrangement administratif qui le ferait. Nous ne pouvons donc pas vous donner de durée. Nous recommandons de recueillir le choix à l'embauche, par écrit, et de le soumettre à l'organisme français pour confirmation avant de modifier la paie. En attendant, le salarié reste au régime général.

Un salarié italien de la mission peut-il opter pour le régime saint-marinais ?

Non. L'option de l'article 4 est réservée aux salariés qui appartiennent à la nationalité du pays représenté, soit Saint-Marin. Un Italien travaillant pour la mission à Paris relève de la législation française du lieu de travail. Le règlement européen 883/2004 ne change rien ici : il désigne lui aussi la loi de l'État où l'activité salariée est exercée.

Les diplomates saint-marinais cotisent-ils en France ?

Non au titre de cette convention : l'article 4 excepte les agents diplomatiques et consulaires de carrière et les fonctionnaires du cadre des chancelleries. Leur situation relève des conventions de Vienne, dont l'article 33 de 1961 exempte l'agent diplomatique des dispositions de sécurité sociale de l'État accréditaire pour ses services rendus à l'État accréditant.

Cette page décrit l'état du droit applicable au personnel recruté en France. Ambassades Paies n'est ni mandaté par la mission de cet État ni rattaché à elle.

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Décrivez-nous la situation des salariés concernés : nationalité, date d'embauche, option éventuelle. Nous revenons vers vous sous 24 h ouvrées avec une réponse écrite.