Externalisation de la paie
Production complète des paies du personnel local, du recueil des variables à la DSN.
Détail de la prestationHauts-de-France
Deux consulats généraux de carrière sont établis à Lille, ceux de l'Algérie et du Maroc. Ils se trouvent tout près de la frontière belge, ce qui a des effets concrets sur la paie.
Dans les Hauts-de-France, la présence consulaire de carrière vérifiée tient en deux postes : le consulat général d'Algérie et le consulat général du Maroc à Lille. Leurs salariés recrutés sur place relèvent du droit du travail français et, sauf option au titre d'une convention bilatérale, du régime général de la sécurité sociale. D'autres pays ont eu un poste à Lille et l'ont fermé : la Belgique, par exemple, a quitté la ville en juin 2015 selon sa propre diplomatie.
Deux consulats généraux, cela peut sembler peu. Mais ces postes servent une population nombreuse, et leur personnel de guichet, d'état civil et d'accueil compte des agents aux profils variés : ressortissants arrivés récemment, binationaux, résidents installés depuis des décennies dans la métropole lilloise, parfois domiciliés en Belgique. Chacun de ces profils appelle une réponse différente sur la sécurité sociale, l'impôt et le droit d'option.
Un consulat général à forte fréquentation vit au rythme des demandes : passeports, cartes consulaires, actes d'état civil, scrutins organisés par l'État d'envoi. Les pics d'activité se traitent par des heures supplémentaires ou par des renforts temporaires. Ces renforts, lorsqu'ils sont recrutés sans contrat écrit ni déclaration, deviennent des salariés jamais déclarés, avec toutes les suites que cela comporte le jour où ils demandent une attestation France Travail.
Nous produisons la paie de ces postes à distance, avec un gestionnaire nommé, et nous préparons les contrats de renfort avant la période chargée plutôt qu'après. Les agents permanents, eux, gardent un suivi mensuel de leurs heures et de leurs congés.
Le corps consulaire de la région compte aussi de nombreux consuls honoraires, qui n'emploient en général pas de personnel salarié. Plusieurs États ont fermé leur poste lillois au cours des quinze dernières années, dont la Belgique en 2015.
Points de vigilance
Un agent du consulat général du Maroc qui vit à Tournai et travaille à Lille exerce son activité salariée en France. Si le règlement 883/2004 lui est applicable, il désigne la législation française, celle du lieu de travail. L'impôt se traite selon sa résidence et la convention fiscale franco-belge, point que nous faisons confirmer par écrit. Une activité partielle en Belgique, même en télétravail, change l'analyse.
Recruter trois agents pour six semaines de forte affluence se fait par contrat à durée déterminée écrit, avec un motif prévu par le code du travail, une déclaration préalable à l'embauche et une DSN. À l'échéance, le poste remet certificat de travail et attestation France Travail. Un renfort payé de la main à la main n'a aucun droit au chômage, et c'est le consulat qui en répond.
La convention franco-algérienne ouvre au personnel salarié des postes consulaires qui n'est pas français la faculté d'opter pour la législation algérienne. Un agent algérien installé à Roubaix depuis vingt ans peut donc, en principe, relever de l'un ou l'autre régime ; son collègue franco-algérien, non. Le délai et la forme de l'option figurent dans l'arrangement administratif, que nous consultons avant tout conseil.
Pour un grand consulat général lillois, notre travail commence par un inventaire : liste des salariés, contrats, nationalités, résidences, options exercées. Nous repérons ensuite les personnes qui travaillent pour le poste sans être déclarées, fréquentes parmi les renforts de courte durée. Si des régularisations sont nécessaires, nous les chiffrons avant de les engager.
Chaque année, avant les périodes chargées, nous préparons avec le poste le modèle de contrat de renfort, le relevé d'heures et le calendrier des déclarations. Les heures supplémentaires des agents permanents sont calculées avec les majorations légales, dans le respect des durées maximales.
La paie mensuelle suit un calendrier fixe. Les bulletins peuvent être accompagnés d'une note en anglais, et les états de charges présentés par service pour le budget du poste.
Pour les salariés domiciliés en Belgique, nous tenons à jour une fiche de résidence : adresse, organisation du travail, éventuel télétravail. Elle sert à confirmer chaque année la législation applicable et le traitement de l'impôt. Pour les options au titre des conventions algérienne et marocaine, nous conservons dans chaque dossier la copie de la demande et de sa notification.
Notre prestation
Le périmètre est le même partout. Ce qui change d'un territoire à l'autre, ce sont les États représentés, les conventions de sécurité sociale qui s'appliquent à leurs salariés et la façon dont chaque poste est organisé.
Production complète des paies du personnel local, du recueil des variables à la DSN.
Détail de la prestationDes bulletins conformes au droit français, avec une note explicative en anglais si besoin.
Détail de la prestationDSN mensuelles et événementielles, retours des organismes, anomalies traitées.
Détail de la prestationCompte employeur, assurance chômage, retraite complémentaire, prévoyance : ce qu'il faut ouvrir.
Détail de la prestationContrats du personnel recruté localement, rédigés en français et traduits en anglais.
Détail de la prestationEmbauches, absences, arrêts de travail, registre, titres de séjour spéciaux.
Détail de la prestationQuestions fréquentes
Non. Toute personne qui travaille pour le poste sous sa direction, contre rémunération, est salariée au regard du droit français, quel que soit le nom qu'on donne à la relation. Elle doit être déclarée avant l'embauche, figurer en DSN et recevoir un bulletin. Un vacataire non déclaré qui saisit le conseil de prud'hommes ne se heurtera pas forcément à l'immunité de juridiction : elle s'apprécie selon les fonctions réellement exercées, et la jurisprudence l'a écartée pour une standardiste, un chauffeur ou un comptable. Voir salariés jamais déclarés.
Les agents de nationalité marocaine, oui, dans un délai de 3 mois suivant le début de leur emploi, selon la convention franco-marocaine et son arrangement administratif. L'option doit être écrite et notifiée ; elle a des effets sur la retraite, l'assurance maladie et le chômage du salarié, qu'il faut lui expliquer avant qu'il signe. Un agent qui n'a rien choisi dans le délai relève du régime français. Nous conservons la preuve de l'option dans le dossier du salarié.
Oui, en visioconférence avec le consul général, l'administrateur ou le responsable du personnel. Nous nous déplaçons en Île-de-France ; pour Lille, la visioconférence permet de tenir une réunion de lancement complète, avec partage d'écran des bulletins et des tableaux. Si l'ambassade à Paris suit le dossier, une réunion commune peut se tenir dans ses locaux. Une demande de contact reçoit une réponse sous 24 h ouvrées. Les échanges du quotidien passent ensuite par votre gestionnaire, par téléphone ou par courriel.
Maillage
Depuis Lille, les consulats les plus proches sont ceux de Paris et d'Île-de-France, de Pontoise à Bobigny, puis le consulat général du Maroc à Orléans.
Premier contact
Indiquez-nous le type de poste, le nombre de salariés recrutés sur place et leur situation. Nous revenons vers vous sous 24 h ouvrées avec une proposition écrite et le calendrier de reprise.